A la découverte de la Russie – Moscou et Saint-Pétersbourg

On voulait absolument commencer ce blog avec un billet sur la Russie, parce que c’est notre destination préférée mais aussi parce qu’il y a tellement à y voir et à y faire qu’on s’est dit qu’on devait partager ça avec vous, du mieux possible. Madeleine étudie le russe depuis huit ans maintenant, et en tout, c’est presque un an de sa vie qu’elle a passé en Russie. Louise ne parlait pas un mot de russe avant d’y rejoindre Madeleine pour 15 jours la première fois (en 2017). En 2018, nous avons fait ensemble un stage intensif de langue russe, qui nous a permis d’avoir un visa de deux mois. Dans cet article, on vous donne le plus gros des infos à connaitre, et on affirme haut et fort que si vous n’aviez jamais pensé à visiter la Russie : vous ratez quelque chose !

Avant de partir…

La monnaie : On paie en roubles, dont le cours fluctue beaucoup. En 2013, 1€ valait 40₽, et en 2015, 100₽. Depuis un ou deux ans, le cours semble s’être stabilisé à environ 1€ = 70 à 80₽. Vous trouverez facilement des bureaux de change qui ne prennent pas de commission dans les grandes villes (Saint-Pétersbourg, Moscou, Kazan…). On vous conseille d’aller dans une banque Sberbank. Cependant, veillez à panacher vos coupures : en Russie, on rechignera à prendre vos “gros billets” de plus de 1000 ou 2000₽. La technique de Louise, qui ne maîtrise pas assez le russe, c’est de garder un billet de 500 et de demander les mêmes au bureau de change. Au besoin, “faire du change” se dit “abmyen valiouty”.

La langue : Les Russes parlent de manière générale très peu et très mal anglais, donc pour les magasins, les restaurants… apprenez quelques rudiments de russe, ou faites une liste des mots dont vous aurez le plus besoin ! Et si vous êtes complètement perdus, tentez le coup en français : beaucoup de Russes le parlent très bien, et la plupart connaissent le vocabulaire de base. Dans tous les cas, à moins de prévoir votre voyage au tout dernier moment, apprenez l’alphabet cyrillique : cela vous permettra de vous repérer dans le métro et de comprendre certains mots transparents.

Les formalités : Il vous faudra un passeport, un visa et une invitation, sans laquelle vous ne pourrez pas obtenir de visa ! On ne peut que vous conseiller de vous tourner vers une agence spécialisée qui s’occupera de vous procurer les deux. Si vous n’avez pas peur de vous arracher les cheveux, vous pouvez demander une invitation à l’hotel/auberge de jeunesse/hostel/ami qui vous accueillera. Attention : c’est bien souvent payant puisque cela nécessite des démarches administratives de la part des Russes qui invitent. Notez bien que les visas touristiques sont délivrés pour une durée maximale de 14 jours (30 jours si vous donnez un programme complet et jour par jour de votre voyage).

La nourriture : On vous fera un article spécialement consacré à la gastronomie russe et à ses spécialités, mais sachez que vous pouvez bien manger pour pas très cher (< 10€ par personne) et qu’on trouve des food-trucks, des vendeurs ambulants ou de petites baraques presque à chaque coin de rue, qui vendent des glaces, des épis de maïs, des hot-dogs et tout un tas d’autres choses.

LGBT : Nous n’avons pas rencontré de problème particulier, même en réservant des chambres pour deux avec un seul lit. À Saint-Pétersbourg, les couples féminins ne se cachent pas dans la rue (les couples identifiés comme masculins, si). Beaucoup d’amies se tiennent le bras ou la main dans la rue, donc nous le faisions nous aussi sans être inquiétées. Les grandes villes semblent plutôt safe tant que l’on prend garde à ne pas être trop démonstratifs (attention, les baisers entre deux personnes du même genre peuvent vous valoir une arrestation pour cause de “propagande homosexuelle”), et il y a d’ailleurs pas mal de bars LGBT à Moscou et à Saint-Pétersbourg, dont quelques uns exclusivement masculins. Dans de plus petites villes ou dans le train, la discrétion est en revanche de mise pour éviter les ennuis.


Taxis : En Russie, les taxis sont beaucoup moins onéreux qu’en France. On vous conseille de télécharger l’application Yandex Taxi qui est l’équivalent de nos Uber/VTC : elle a le mérite d’être accessible en anglais et évite les surprises de paiement. Attention néanmoins : il vous faudra une carte SIM russe pour pouvoir l’utiliser. Aux aéroports, vous trouverez des taxis officiels, qui prendront vos billets européens pour vous conduire en ville si vous n’avez pas de roubles sur vous. Pour aller avec eux dans le centre de Saint-Pétersbourg depuis l’aéroport Pulkovo, il vous faudra débourser 40 à 50€ ; dirigez-vous donc vers la deuxième ligne de chauffeurs de taxis : vous paierez environ 20 euros avec cette méthode, contre 800₽ (10 euros) via YandexTaxi.

Transports publics : Un trajet en bus pour une personne, sans réduction, coûte 40₽ à Saint-Pétersbourg. Les billets s’achètent exclusivement dans les bus, auprès des babouchkas chargées de vendre un ticket à chaque voyageur. Même prix pour le métro, mais les tickets achetés dans le bus ne sont donc pas valables pour entrer dans le métro : vous devrez acheter un jeton au guichet. À Moscou en revanche, les tickets sont les mêmes pour le bus et le métro, mais ils sont plus onéreux : 55₽ l’aller simple sans réduction. On vous conseille donc d’acheter une carte “Troïka” (50₽) au guichet, que vous pourrez ensuite charger aux automates au prix de 36₽ le trajet. Il est possible que les nouveaux tarifs de 2019 aient fait passer ce prix à 39₽. Le métro est magnifique, et on ne peut que vous conseiller ce mode de transport. Certaines rames datent de l’époque soviétique et il y a un métro toutes les 45 secondes environ, ce qui est impressionnant à voir quand on connaît les problèmes de transports en commun français ! Celui de Saint-Pétersbourg est quant à lui l’un des plus profonds du monde, mais la carte de transport (Podorojnik) est bien moins avantageuse que les voyages à l’unité si l’on prend moins de cinq bus ou métros par jour.

À savoir : L’eau du robinet n’est pas potable, même si certains vous diront que si. En réalité, personne ne la boit car elle sent mauvais, est colorée et a mauvais goût à cause des canalisations majoritairement soviétiques ! Essayez de réserver des hébergements avec fontaines à eau. Les pastilles MICROPUR nous ont déjà sauvé la mise plusieurs fois également. Les prises sont les mêmes qu’en France. La Russie compte 9 fuseaux horaires donc il est compliqué de vous donner un décalage précis, mais pour avoir l’heure de Saint-Pétersbourg et de Moscou il vous suffit d’ajouter 2h à l’heure de Paris (hiver) ! Côté températures, il fait (très) froid en hiver, et chaud en été. La chaleur peut être étouffante à Moscou, donc n’hésitez pas à emporter votre robe d’été préférée ou votre short de toile. Pensez en revanche à prendre des chaussures imperméables, car les pluies russes sont torrentielles. Petite mention spéciale pour Saint-Pétersbourg où il pleut (malheureusement) beaucoup en été ! Enfin, ce n’est pas juste un mythe : les Russes ont réellement une conduite automobile particulière, et la vodka à 100₽ existe, mais elle est très mauvaise !

Notez bien que cet article est exclusivement consacré à Saint-Pétersbourg et à Moscou, mais d’autres à venir concerneront d’autres endroits de la Russie, comme Kazan par exemple, et détailleront plus certaines particularités (la nourriture…) ou activités russes !

La Russie, c’est l’immensité

Hé oui, la Russie c’est grand ! Le pays fait 17 millions de km² (contre 9 millions pour les États-Unis ou le Canada, et seulement 630 000 pour la France), donc la démesure est partout. Cela signifie que si, à première vue, sur un plan, tout paraît accessible, rapide et faisable à pied, en réalité, le chemin est souvent deux fois plus long que prévu : les rues sont quatre fois plus larges qu’en France (jusqu’il y a trois ans, une rue en plein centre de Moscou comportait dix voies, alors même qu’elle était… à sens unique !), et les passages piétons jamais là où l’on voudrait. Prévoyez de bonnes chaussures de marche et de bons fessiers car il vous faudra monter et descendre pas mal d’escaliers pour traverser les rues et routes de Moscou via les passages sous-terrains prévus à cet effet. Tous les bâtiments sont immenses et vous aurez souvent la tête en l’air et les yeux trop petits pour tout voir. À titre d’information, notre moyenne quotidienne était de 15 km par jour à pied et d’une quinzaine d’étages montés, alors qu’on restait plutôt tranquilles et qu’on ne courait pas forcément aux quatre coins de la ville. Mais bon, c’est aussi parce que ça ne nous dérange pas de marcher lorsqu’il fait beau et qu’on considère qu’on a tendance à rater beaucoup de choses dans les transports, donc libre à vous de préserver vos pieds et vos chaussures.

Promenade en haut de la passerelle Pouchkine

Nous avons toujours pris le train pour parcourir la distance entre Saint-Pétersbourg et Moscou, et c’est un moyen de transport qui peut s’avérer à la fois pratique et économique. Les billets peuvent s’acheter dans les gares ou sur le site Russian Railways. Il existe un train rapide (le Sapsan) qui effectue le trajet en un peu moins de 4h pour 3200₽ (environ 40 euros) par trajet, mais pour trouver ces prix-là, il faut s’y prendre à l’avance et être relativement flexible, sinon les prix grimpent vite. Nous avons toujours privilégié les trains de nuit qui sont plus lents mais permettent d’économiser une nuit d’hébergement : on trouve des trajets à partir de 950₽ (environ 12 euros), en troisième classe. Il faut savoir que la troisième classe en Russie correspond à un wagon (mixte ou non, à vous de choisir) de 55 couchettes. Niveau intimité, on a connu mieux ,mais c’est une expérience à vivre, et ça a le mérite de permettre de dormir allongé (parole de celles qui ont fait Moscou – Kazan en train de nuit sans couchette !). Si on peut vous conseiller une chose, en troisième classe : prenez les couchettes du bas, si vous voulez pouvoir être assis(e) une partie de votre voyage. Les couchettes du dessus ne permettent qu’une position : allongée. Prévoyez un masque de nuit, des bouchons d’oreilles et… de quoi grignoter en profitant de la présence d’un samovar qui fournit de l’eau bouillante à tout le wagon (nouilles instantanées par exemple). Si vous avez un peu plus les moyens (ou envie de vous faire plaisir), vous pouvez réserver un “coupé” de deuxième classe, qui est un compartiment privé pour quatre personnes. Attention, cela signifie que si vous ne réservez pas l’intégralité du compartiment, d’autres pourront le faire et l’occuper avec vous. Enfin, si vous n’avez pas peur de la dépense, réservez en première classe un compartiment pour une, deux ou quatre personnes. Selon le prix que vous y mettrez, vous pourrez même avoir un coin toilette avec miroir et lavabo. On vous montre ici le coupé qu’on a eu, la seule fois où on en a pris un d’ailleurs, et un aperçu (depuis le quai) d’un wagon-lit de 3ème classe.

La Russie, c’est un patrimoine culturel extraordinaire

Saint-Pétersbourg (anciennement Léningrad) était la capitale des tsars depuis le XVIIIème siècle et Pierre le Grand, avant que les communistes établissent le siège du gouvernement à Moscou, comme au temps des premiers tsars. Aujourd’hui, la ville n’est donc plus la capitale politique du pays, mais reste sa capitale culturelle. Évidemment, difficile de passer à côté de l’Ermitage, de son musée situé dans l’ancien palais d’hiver des tsars, ses quatre-cents salles et ses quinze kilomètres de galerie.

Si vous aimez les musées, vous serez servis, mais vous n’aurez certainement pas assez d’une journée pour tout voir ! Fixez-vous donc des objectifs : sélectionnez les salles qui vous intéressent (elles sont classées par siècle, courant artistique et par culture), demandez-vous si vous préférez voir les œuvres emblématiques des peintres flamands ou celles des peintres russes comme Répine, qui nous sont moins familières, si vous êtes là pour profiter du cadre ou exclusivement pour les œuvres exposées, etc. Sachez que Madeleine s’y promène systématiquement le nez en l’air, pour profiter des plafonds, tous plus beaux les uns que les autres, et ne baisse le nez que pour caresser les chats qui sont là en liberté pour chasser les nuisibles.

Si par hasard vous êtes dans le palais un mercredi à 19h, jeter un œil à l’horloge de la salle du paon : cette immense horloge du XVIIIème siècle s’anime alors de manière impressionnante derrière sa vitrine. Toutefois, la foule étant souvent compacte devant elle, vous pouvez aussi aller regarder cette vidéo pour mieux y voir !

Pour vous éviter l’impressionnante file d’attente, vous pouvez acheter un billet coupe-file aux bornes ou en ligne, ou encore vous y rendre environ deux heures avant la fermeture, quitte à revenir plusieurs fois. Sachez par ailleurs que l’entrée est gratuite pour les étudiants. Et si à la fin de votre visite vous en voulez encore, rendez-vous au musée de l’État-Major, juste en face, pour des œuvres plus modernes (et souvent françaises !) ou bien passez au Musée Russe, qui regorge de collections plus russes qu’internationales.

La place de l’Ermitage

Si vous aimez les choses un peu plus atypiques, un de nos endroits préférés a été la Kunstkamera, cabinet des curiosités de Pierre le Grand, qui est aussi et avant tout un musée d’ethnographie et d’anthropologie. Surtout connue pour sa tourelle où sont conservés des fœtus humains malformésl, un mouton à deux têtes ou encore un squelette de géant, la Kunstkamera offre au rez-de-chaussée une extraordinaire promenade à travers le monde et l’Histoire : manteaux de plumes inuits, armes nord-africaines, masques de théâtre japonais… tout y est, dans une atmosphère adorablement désuète.

Si vous voulez un peu vous éloigner du centre de Saint-Pétersbourg, vous trouverez de nombreux palais. Pour ne citer qu’eux : Youssoupov, dont les sous-sols ont été le théâtre de l’assassinat de Raspoutine, Peterhof et ses jardins parsemés de fontaines, et les palais Alexandre et Catherine de Tsarskoïe Selo (Pouchkine).

Moscou vous offrira aussi quelques belles visites avec le Musée de Moscou qui se situe sur la Place Rouge, aux côtés du mausolée de Lénine, du Kremlin, du Gum et de la basilique Basile-le-Bienheureux. Ce musée retrace l’histoire de la Russie et abrite des manuscrits du VIème siècle, pas mal d’objets en bois, une collection impressionnante de pièces de monnaie et… le sabre de Napoléon ! Cependant, si vous n’avez que quelques jours sur place, il ne nous paraît pas être un incontournable.

Nous avons aussi énormément aimé la Galerie Trétiakov, qui présente une des plus importante collection du Monde et qui vaut beaucoup plus le détour que le musée de la Place Rouge. Il y a généralement moins de monde qu’à l’Ermitage ce qui rend la visite plus agréable. Les œuvres sont majoritairement russes et on y retrouve notamment celles d’Ivan Aivazovsky (que Louise aime beaucoup). Mais le vrai coup de cœur de Madeleine, ce sont les maisons-musées d’écrivains, celle de Gorki notamment : c’est une bâtisse des années 1930 avec des vitraux aux fenêtres, un parquet qui craque et un escalier en forme de vague (!)… sa maison idéale, quoi ! Jusqu’à l’an dernier, on pouvait encore choisir entre les surchaussures de plastique élastiquées et les patins de feutre pour éviter d’abimer les parquets ; maintenant, exit les patins à l’ancienne, si on n’a pas sous le coude une petite Madeleine qui enjôle les babouchkas pour qu’elles vous en sortent une paire du placard.

La Russie, c’est un pays (majoritairement) orthodoxe

… et c’est facile de s’en apercevoir avec toutes les églises, basiliques et cathédrales dont elle regorge ! Quand on entre dans un lieu de culte, on se couvre les épaules et les genoux, ainsi que la tête si l’on est une femme. Vous trouverez parfois de petits paniers remplis de foulards et de châles à l’entrée des bâtiments, afin de vous couvrir si vous êtes venus en short et débardeur sans rien sur la tête. Attention, les pantalons moulants n’empêchent pas toujours de devoir se draper dans un tissu pour que les genoux ne soient pas visibles. Dans certains lieux, on ne vous dira rien si vous ne le faites pas, mais c’est un petit geste qui vous sera apprécié des croyants. Vous pouvez avoir l’impression que les églises sont toutes les mêmes, mais croyez-nous, n’hésitez jamais à rentrer dans chacune d’elles : vous aurez parfois de belles surprises ! On aime beaucoup ces endroits, parce que chacun a son style : mosaïques ici, volutes baroques là, blancheur immaculée à 360° plus loin, iconostases de bois d’un côté, d’argent de l’autre… Et puis on y découvre de petits rituels qu’il n’y a pas en France : par exemple, des babouchkas vont et viennent toute la journée, armées d’un petit chiffon gorgé d’huile, pour nettoyer la cire qui a coulé sur les porte-cierges, tandis que dans nos églises françaises, la cire ruisselle et se solidifie en stalactites au bas des cierges à demi consumés. Il faut néanmoins savoir que la deuxième religion du pays est l’islam, dans les républiques les plus au Sud de la fédération. Mais on vous en parlera plus dans un article sur Kazan, la capitale de la République du Tatarstan, dont la population est historiquement et majoritairement musulmane.

On vous en a déjà parlé sur notre Instagram, mais la plupart des églises russes ont une histoire tumultueuse. Ainsi, le couvent Smolny dont la construction a été commanditée par la tsarine Elisabeth 1ère, dans le style baroque qu’elle affectionnait tant, et confiée à son architecte fétiche Rastrelli, ne plaisait pas à celle qui lui a succédé, Catherine la Grande. Elle coupa alors les fonds à l’architecte, ceci empêchant la construction de l’immense clocher prévu, censé faire de lui le plus haut bâtiment de Saint-Pétersbourg. D’autre part, le régime Soviétique a exercé une énorme répression concernant la religion, et les lieux de culte ont souvent été destinés à d’autres usages par le pouvoir. Ainsi, la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou, que Napoléon n’avait pas réussi à abattre à coup de dynamite, a été rasée et transformée en piscine olympique à ciel ouvert par Staline. La cathédrale Saint-Isaac (notre préférée) est quant à elle devenue un musée et l’est toujours. L’office n’y est de nouveau célébré que depuis 1990.

La Russie : deux ou trois choses que l’on aime tout particulièrement

Se baigner : On a eu la chance de pouvoir séjourner dans le pays durant de longues périodes, et donc de pouvoir profiter de Moscou et Saint-Pétersbourg sans se hâter et en profitant du soleil d’été. En plus, il faut savoir qu’on adore se baigner, donc on a pris un malin plaisir à aller se baigner au Golfe de Finlande et Madeleine s’est même baignée dans la Neva, à la russe ! Louise avait beaucoup trop peur d’attraper une maladie (et on peut la comprendre quand on voit la couleur de l’eau et les déchets accumulés à certains endroits). Si vous n’êtes pas trop baignade en extérieur, vous pourrez profiter des bania russes, qui sont l’équivalent de nos spas. Le rituel russe veux que vous rentriez dans un “parilka” (sorte de sauna) et qu’en sortant vous sautiez dans un bain d’eau glacée avant de vous faire fouetter avec des veniks (branches de bouleau séchées). Dit comme ça, ça ne fait pas très envie, mais à la fin on se sent réellement bien et détendu, et pour le prix, on a généralement droit à du thé.

Repino, Golfe de Finlande

Les anticafés : On aime bien découvrir ces endroits où bien souvent il n’y a que des locaux. Si jamais le concept vous est encore inconnu : il s’agit de cafés, dans lesquels vous payez à la minute, et non à la consommation. En moyenne, le prix est aux alentours de 120₽ de l’heure, mais il y a généralement un forfait à la journée qui n’excède pas les 800₽. On n’y trouve jamais d’alcool, donc pour boire à l’œil trois litres de vodka russe, vous repasserez, mais on peut toujours y grignoter quelques petits gâteaux comme des prianiki (espèces de petits pains d’épices aromatisés au chocolat, à la vanille, à la menthe…) ou des souchki (anneaux de pâte dure), mais aussi des zéphirs (meringues russes), des fruits secs, des céréales, etc. Et bien évidemment, le thé, le café, le cappuccino, la citronnade et le jus de fruit sont aussi à volonté.

Notre anticafé préféré !

Les marchés aux puces : Ça tombe bien, il y en a deux immenses, un à Moscou, l’autre à Saint-Pétersbourg ! Le marché Izmaïlovo de Moscou (station de métro Partizanskaya et non Izmaïlovskaya, attention) est installé au cœur d’une réplique de kremlin en bois. Quant on parle de kremlin, on se réfère souvent à celui de Moscou, et ça prend le sens de “siège de la présidence russe” (un peu comme quand on parle de l’Élysée ou de Matignon pour désigner le président ou le premier ministre en France). Mais le terme “kremlin”, en russe, désigne simplement une place forte : toutes les villes médiévales avaient leur kremlin hérissé de murailles. Bref, le marché se trouve dans un immense kremlin en carton-pâte. On y accède par une longue allée le long de laquelle des babouchkas sont installées avec quelques affaires à vendre sous les arbres. Puis, en entrant, on tombe d’abord sur un marché aux souvenirs : tout y est neuf, et bien moins cher que dans n’importe quelle boutique du centre-ville, donc si vous avez des cadeaux à faire, c’est ici que ça se passe ! N’oubliez pas de marchander, même si les petits articles sont souvent à prix fixe, et que les marchands refuseront de baisser du moindre rouble. Derrière le marché aux souvenirs, là où les stands s’espacent, vous allez vite tomber sur les premiers marchands d’antiquités, spécialisés qui dans les couteaux, qui dans le surplus militaire, qui dans les bijoux, etc… Si vous montez un escalier, n’importe lequel, vous tomberez sur ce qui est vraiment intéressant : le véritable marché aux puces, dans tout son éclectisme. Ici, tout se marchande, mais attention : cette partie du marché ne se tient que les mercredis et les week-ends, et tout le monde commence à remballer entre 15 et 16h. Enfin, avant de partir, n’oubliez pas d’aller jeter un œil au cœur du kremlin, à gauche par rapport à l’entrée : vous y croiserez surement des couples de jeunes mariés en pleine séance de photos, et vous pourrez notamment arroser votre brochette de viande ou de légumes (la spécialité du lieu) avec du medovoukha, une sorte d’hydromel russe.

Le marché Izmaïlovo de Moscou

À Saint-Pétersbourg, le marché Udelnaya est un brin différent, mais s’organise de manière assez similaire. Comme à Moscou, il y a, avant le marché à proprement parler, des gens qui viennent vendre leurs affaires sur une sorte de terrain vague, puis, de l’autre côté de la voie ferrée, un espace pour les vendeurs professionnels, qui ont chacun une baraque en dur, et enfin les vraies puces, où chacun vient défaire son ballot sur de grandes tables ou à même le sol. Vous pouvez passer rapidement devant les véritables magasins, ceux qui sont tout neufs et qui vendent des produits contrefaits, mais jetez tout de même un regard vers la deuxième ligne de vendeurs, ceux qui ont de grands bacs devant leur boutique, qui ressemble plus à un box qu’à une boutique. Ceux-là sont tous spécialisés dans un domaines particulier : chaussures de sport, foulards, jeans, blousons de cuir, sacs, vinyles… presque tout est de seconde main, et on peut y faire de bonnes affaires. Pour ce qui est des puces du fond, vous n’arriverez jamais à tout voir : certains partent à 14h parce qu’ils sont là depuis 8h du matin, d’autres arrivent après le déjeuner, et beaucoup remballent dès 16h. C’est tellement immense qu’il faut juste profiter de l’ambiance et des bonnes occasions sans se soucier de celles que l’on rate et prendre le temps d’écouter les gens qui racontent parfois l’histoire des objets qu’ils vendent !

Les promenades : De jour, de nuit… on adore se promener. A Moscou, l’incontournable parc Gorky vous sera conseillé (et à juste titre) par tous les bons guides de voyages. A Saint-Pétersbourg en revanche, si vous entendrez forcément parler du jardin d’été, vous n’aurez peut-être pas autant d’informations sur la Nouvelle-Hollande, ce complexe situé sur une petite île artificielle anciennement interdite au public car possession de l’armée. L’été, vous pouvez largement y passer la journée en profitant des fauteuils mis à disposition. C’est une pratique courante des russes qui s’y retrouvent entre amis, en famille, ou s’installent simplement pour lire un livre à l’ombre des arbres tout en profitant du soleil et des longues journées d’été. Par contre, si vous souhaitez grignoter sur place vous trouverez de quoi faire, mais la nourriture y est plus chère qu’en ville et vous serez potentiellement amené à vider votre sac à l’entrée. Les balades à la Laure Alexandre-Nevski sont aussi très agréables mais nous vous parlerons plus en détail de tous ces lieux de balades dans un article dédié.



Voilà dans les grandes lignes ce qui nous semble intéressant et important à dire au sujet de la Russie. Maintenant que le bases sont posées, on vous préparera sûrement quelques circuits avec nos incontournables, nos conseils en terme de matériel en fonction de votre mode d’hébergement et de transport ainsi que quelques astuces supplémentaires.

On espèce que cet article vous aura plu, n’hésitez pas à nous faire des suggestions d’amélioration et à nous dire si oui ou non, la Russie est un pays que vous aimeriez découvrir (si vous en aviez déjà envie avant ou si, au contraire, vous n’en aviez pas du tout envie…).

On vous prépare plein de choses et pas seulement sur la Russie puisqu’on part en Islande en février, mais d’ici-là vous pouvez nous retrouver sur nos réseaux sociaux : Twitter, Instagram et Pinterest !

A très vite,
Madeleine et Louise !

3 commentaires sur “A la découverte de la Russie – Moscou et Saint-Pétersbourg

  1. […] de la littérature, donc. Pour la Russie, le choix est rude : les romanciers de génie ne manquent pas. D’autant plus dur que, moi qui […]

  2. […] A la découverte de la Russie – Moscou et Saint-Pétersbourg […]

  3. […] A la découverte de la Russie – Moscou et Saint-Pétersbourg […]

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